• Suncost Communication

Enfants/adolescents et réseaux sociaux : comment les protéger ?


Aujourd’hui, les écrans sont omniprésents dans la majorité des familles. Les enfants et les adolescents utilisent fréquemment smartphones, tablettes et ordinateurs pour se connecter à des réseaux sociaux, jeux en ligne ou plateformes d’échanges. Des sites communautaires où ils peuvent continuer leurs échanges du jour mais également publier des données numériques de manière compulsive, sans prendre la moindre précaution. Ce contexte pose plusieurs questions. Comment protéger son enfant/adolescent des dangers du web ? Comment gérer son image et l’aider à maîtriser son #eréputation ? Quand faut-il faire appel à un professionnel ? Autant de questions auxquelles nous allons vous apporter des réponses.



L’engouement des jeunes pour les réseaux sociaux


Commençons par des chiffres. D’après un récent sondage Edison Research, environ 80 % des adolescents de plus de 13 ans ont déjà un, voire plusieurs comptes sur différents réseaux sociaux. L’étude va encore plus loin puisqu’elle montre que 20% des 8-12 ans ont un compte Facebook, et ce malgré l’interdiction aux moins de 13 ans de s’y inscrire (conformément à la réglementation de protection des mineurs). Des statistiques qui renseignent sur l’engouement de plus en plus marqué des jeunes envers les réseaux sociaux. Un intérêt qui touche aussi les moins jeunes, qui, habitués à manipuler les tablettes et les smartphones, réussissent à ouvrir des comptes sur des sites communautaires, bien souvent à l’insu de leurs parents.


Ça commence dès le primaire…


En effet, actuellement il n’est pas invraisemblable qu’un enfant au primaire dispose de son compte Snapchat, Instagram, Facebook, Tik Tok (anciennement Musical.ly), Steam, etc. où il pourrait publier des données privées, se mettant ainsi potentiellement en danger. Ce même sondage a par ailleurs montré que 20% des jeunes affichent des informations privées et personnelles sur leur profil public. En d’autres termes, tout le monde a accès à son âge, son numéro de téléphone ou/et même pire, à son adresse. Autant d’éléments à prendre en considération par le parent qui doit sensibiliser son enfant sur les dangers des réseaux sociaux.


Un écart générationnel


Si vous êtes parent à l’ère du numérique que nous traversons, votre enfant possède certainement un voire plusieurs comptes sur des réseaux sociaux de plus en plus populaires. En tant que parent, le bien-être de votre enfant est votre priorité et comme vous l’aurez constaté, peu d’informations au sujet des méfaits d’internet sont disponibles au grand public. Il faut dire qu'il serait inopportun de stigmatiser l'une des plus belles avancées technologiques de ces dernières années.

Par ailleurs, votre rapport à internet n’est sûrement pas le même que celui de votre enfant. En effet, ce dernier est né à un moment où les outils numériques sont omniprésents et a par conséquent développé des réflexes cognitifs différents des vôtres. Un aspect qui n’est d’ailleurs pas assez pris en charge par les écoles où la sensibilisation sur les plateformes communautaires manque d’implication. C’est à oublier à quel point les réseaux sociaux représentent de nos jours un investissement émotionnel et affectif important de la part des plus jeunes. Un investissement de plus en plus marqué qui peut conduire à des dérives et mettre l’enfant en danger sans qu’il ne le sache.



Dangers et risques des réseaux sociaux


Les réseaux sociaux faisant partie intégrante de nos vies, les enfants et les adolescents tout spécialement les utilisent de plus en plus fréquemment, sans forcément connaître tous les dangers que ces derniers représentent ou simplement parfois être en mesure de les identifier.

Ces réseaux sont utilisés quotidiennement et on parle désormais de #sociabilisationnumérique : ils permettent de continuer à entretenir des relations en dehors des rassemblements, de se forger une image/identité numérique réfléchie et parfois de partager une confidentialité dans les échanges que le groupe ne favorise pas.

Pourtant, même si les jeunes semblent avoir conscience de la présence de risques, il n'en demeure pas moins que le ratio bénéfices / dangers est largement positif et que la garde est baissée. Aussi, il conviendrait en tant que parent de rappeler quelques bases.


Géographie des menaces des réseaux sociaux

L'infographie, ci-dessous, est proposée par la société Trend Micro, spécialiste de la sécurité informatique. Elle regroupe la plupart des risques et activités malveillantes que votre enfant pourrait rencontrer sur un réseau social.


Cyberharcèlement

Si votre adolescent possède déjà des comptes, il a sûrement été confronté à des commentaires malveillants, méchants, voire des insultes, de la part de ses camarades de classe ou amis. En soi, rien de très alarmant, ceci faisant partie de la vie d’adolescent que votre enfant saura gérer à sa manière. Toutefois, on évoque un véritable danger lorsque l’adolescent est sujet au harcèlement ou plus exactement au cyberharcèlement. Ce terme désigne toute personne se faisant persécuter sur internet, à travers des insultes incessantes et des menaces. La vulnérabilité psychologique de l’adolescent le rendra impuissant et l’affectera considérablement. Son comportement social pourrait en être bouleversé et le mener dans une spirale infernale dont l’issue peut être à l'extrême tristement dramatique.


Harcèlement sexuel, cybersexisme, revenge porn et pédophilie

Le risque de tomber sur de mauvaises personnes est omniprésent en ligne comme dans la « vraie » vie sauf que l’enfant ou l’adolescent ne prend pas la même mesure du risque derrière son écran où il se croit en sécurité.

Le harcèlement sexuel peut commencer par de simples blagues ou dialogues aux discours orientés. Puis il se caractérise par le fait d’imposer à quelqu’un des paroles ou des agissements à connotation sexuelle qui nuisent à sa dignité en raison de leur caractère honteux ou humiliant, ou qui le mettent dans une condition angoissante, hostile et désobligeante.

Le cybersexisme est détecté quand une personne est la cible d’insultes sur son apparence, son corps, sa vie amoureuse, etc. Elle subit des humiliations régulières par la diffusion de photos sans accord, la publication de commentaires agressifs et blessants et des messages à connotation sexuelle l’humiliant et la mettant au centre de débats dont elle n’a pas l’initiative ni la maîtrise.

Le revenge porn correspond à l’échange de photographies à caractère sexuel sur des plateformes de messagerie instantanée sans que la personne concernée n’en soit au courant.

Et nous passerons sur le lynchage, visant à détruire la réputation d’une personne et l’incitation à la haine.

Quant à la pédophilie, les réseaux sociaux regorgent de gens mal intentionnés se cachant sous de fausses identités. Les adolescents et les enfants sont les proies idéales des prédateurs sexuels. Ces derniers peuvent se servir des informations publiées sur le compte public pour les atteindre. Il est très souvent signalé que les délinquants sexuels se font passer pour des adolescents afin de mieux manipuler leurs victimes.

Autant de dangers contre lesquels vous devez protéger votre enfant/adolescent.


Identité numérique et e-réputation

Il convient de prévenir votre enfant que tous ses agissements sur internet laisseront des traces et que certaines pourraient devenir gênantes dans le futur : admission dans une école, entrée dans le monde professionnel, vie amoureuse, etc. Sur le moment, la projection sera certainement difficile, essayez de prendre des exemples les plus concrets et adaptés possible sans toutefois pontifier.


Dépendance et addiction

L’addiction aux réseaux sociaux est une réalité à laquelle sont confrontés de plus en plus d’adolescents. On emploie le terme « addiction » pour désigner les adolescents qui passent le plus clair de leur temps les yeux rivés sur leurs smartphones, au point d’en devenir nomophobes, autrement dit, dépendant de leurs téléphones. Si elle n’est pas traitée à temps, cette dépendance peut conduire l’adolescent à s’isoler de la réalité et à oublier sa vie sociale. Ce détachement du réel pourrait entrainer d’autres dérives, comme la perte de confiance en soi, l’isolement, une dépression et autres dérives psychologies graves.



Conseils et solutions : comment protéger ses enfants des réseaux sociaux ?


Si votre enfant a moins de 18 ans au moment où il a créé un compte sur un réseau social ou une plateforme communautaire, la vigilance est de mise et votre responsabilité parentale doit vous engager à l’avertir des risques encourus et le protéger si tant est bien sûr que vous en ayez connaissance.

Il ne s’agit pas d’être intrusif dans sa vie privée mais simplement d’exercer votre protection.

Voici un ensemble de conseils et de solutions à appliquer afin de le protéger au mieux et préserver tant que possible son e-réputation.


Ne pas le couper du monde

Ecarter votre adolescent des réseaux sociaux et le priver complètement d’internet ne sont certainement pas les meilleures choses à faire. En effet, à l’ère du tout connecté, empêcher un adolescent d’avoir Facebook, Snapchat ou autres c’est l’exclure de sa communauté. « Si je ne suis pas sur Facebook, tout le monde va se moquer de moi ! » affirme l’adolescent privé de réseaux sociaux et puis « Je ne suis plus au courant de rien ! ». Par ailleurs, les réseaux sociaux ne sont pas dangereux en soi, c’est plutôt notre manière de les utiliser qui doit être réfléchie et constamment remise en cause.

Il vaut mieux essayer de l’accompagner dans ses démarches plutôt que de risquer de ne pas être mis au courant et qu’il se connecte sous un profil non maitrisé.


Réglez les paramètres de confidentialité en fonction de son âge

Dans un premier temps, soyez actif avec lui en réglant ses paramètres de confidentialité pour chaque plateforme. Cela sera pour vous l’occasion de remettre une couche sur la #vigilance qu’il doit avoir sans qu’il ait l’impression de subir le discours parental.

De votre côté, essayez de vous tenir au courant sur les divers réseaux, il en naît chaque jour, avec des finalités différentes (likes, échanges de photos, vidéos, groupes privés, rencontres, loisirs, etc.). En suivant ce lien, vous trouverez une liste régulièrement mise à jour : tous les réseaux sociaux.

Si votre enfant a moins de 18 ans, assurez-vous que son profil ne soit ouvert qu’à son cercle d’amis et que ses paramètres soient réglés de manière à l’empêcher de recevoir des messages de la part d’inconnus.

Par ailleurs, faites attention à ce que ses publications soient « privées » et qu’elles ne soient visibles que par ses connaissances.


Devenir ami avec votre adolescent, une utopie 

Un adolescent aura certainement du mal à accepter d’avoir sa mère ou son père comme ami ou follower sur un réseau social. Le désir d’intimité de l’adolescent est tel qu’il estimera votre attitude envahissante voire intrusive et le mettra mal à l’aise vis-à-vis de ses amis. Donc au lieu qu'il se crée en douce un autre profil, tâchez de garder un œil attentif sur ses activités en ligne par le biais d’un cousin, d’une tante, de quelqu’un qui a toute sa connivence et toute votre confiance.

Ceci vous permettra d’intervenir auprès de votre enfant dans le cas d’une activité suspecte et de le protéger avant que la situation ne s’aggrave.


Imposer des règles de connexion

  • Centralisez l’ordinateur dans une pièce commune, ne le laissez pas en continuité dans sa chambre. Cela restreindra la transgression des limites.

  • Idem, exigez que son smartphone dorme au salon et non pas sous l’oreiller. De nombreuses études démontrent en plus que le temps de sommeil des adolescents s’est considérablement réduit en raison de leur connexion tardive sur les réseaux sociaux.

  • Définissez des plages horaires et un temps de connexion : le temps file derrière un écran et il est important d’imposer une limite afin que votre enfant se consacre à d’autres activités. Il est également nécessaire d’expliquer à votre adolescent qu’à l’usage du téléphone correspondent des règles de politesse : on n’envoie pas de sms à 23h, etc. Ne pas oublier que dans ce genre de situation vous devez montrer l’exemple…


Installer un logiciel de contrôle parental

C’est la base de la sécurité pour tout objet connecté. Le logiciel installé est configuré pour être actif en permanence.

Pour un enfant, il permet de lui donner accès à une « liste blanche », à savoir à des sites prédéfinis en fonction de ses centres d’intérêt.

Pour un adolescent, il donne accès à la majeure partie des données internet à l’exception des sites pour adultes, inappropriés (pornographie, violence, etc.) et illégaux (drogue, racisme, etc.). Les sites exclus sont référencés dans une liste noire.

Vous avez par ailleurs la possibilité de restreindre l’accès aux jeux et autres logiciels choisis.

Vous pouvez également activer le contrôle parental auprès de votre fournisseur d’accès : usage bloqué de sites indésirables (jeux d’argent, pornographie, etc.) et limitation des horaires de connexion. Pour ce faire, renseignez-vous auprès de votre FAI.


Supprimer son compte

Si, malgré vos échanges, votre enfant ne respecte pas votre autorité et les règles instaurées, sachez qu’en tant que parent vous pouvez contacter le réseau concerné et demander la suppression du profil de votre enfant si celui-ci a moins de 15 ans ou si vous pouvez apporter la preuve d’une mise en danger.

À tout moment, n’hésitez pas à sauvegarder des données (copies d’écran, d’échanges, mail sms) qui pourraient trouver toute leur utilité ultérieurement.



Faire appel à des professionnels


Si jamais votre enfant ou adolescent se retrouve dans une situation délicate, qu’il est confronté à du cyber harcèlement ou qu’une de ses photos est tombée entre de mauvaises mains, notez que des professionnels sont prêts à intervenir pour vous aider à trouver des solutions adaptées et efficaces.

Les lois en vigueur en France protègent les victimes de cyber harcèlement qui peuvent déposer plainte et bénéficier d’une assistance de la part de professionnels. Les auteurs de harcèlement sont de plus en plus sévèrement punis par la loi et peuvent encourir dommages et peines jusqu’à 30.000 euros et trois ans de prison.

Par ailleurs, les réseaux sociaux eux-mêmes, de plus en plus conscients de ce fléau, mettent à la disposition des utilisateurs, des médiations et un ensemble d’outils leur permettant de signaler des comportements abusifs et inappropriés, dont le harcèlement. Ce que vient de faire tout récemment Instagram en lançant deux outils à destination des jeunes.


Effacement des données personnelles des mineurs : c’est un droit

Toute trace ou donnée personnelle d’un mineur sur internet peut être définitivement effacée. C’est du moins ce qu’a indiqué la loi pour une République numérique dans son article 63 de la LRN (1).

Aussi, si jamais vous êtes dans la situation urgente de devoir effacer du contenu personnel de votre mineur sur internet, des professionnels sont disposés à vous montrer les démarches à suivre.

Sur ce point, n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations, on se fera un plaisir de vous assister dans vos démarches.



Pour toute question, toute problématique, n’hésitez pas à nous contacter : www.suncost.fr / contact@suncost.fr /04.89.88.88.44


blue1.jpg

SUNCOST

Porte de l'Arenas Hall C, CS 13326

455 Promenade des Anglais 06206 Nice Cedex 3

© 2019 by SUNCOST

  • Suncost facebook
  • @Suncost
  • Suncost linkedin